Actions pour l’Environnement : les 4 meilleurs changements citoyens

TOp 4 des actions pour moins polluer - couverture

4 Changements à faire en Priorité pour réduire son Empreinte Écologique

Que faire pour VRAIMENT réduire son impact sur l’environnement ? On ne peut plus se contenter de fermer le robinet quand on se brosse les dents ou d’éteindre sa multiprise la nuit. Ces actions écologiques peuvent légèrement diminuer notre facture au bout de 5 ans mais, franchement, c’est pas comme ça qu’on va sauver la planète. Il faut des changements plus impactants. Il faut revoir nos habitudes les plus polluantes. Il faut faire une révolution écologique quotidienne. Ça semble insurmontable ? Ça ne l’est pas. Certaines actions pour l’environnement passeront inaperçues. D’autres habitudes écologiques demanderont un temps d’adaptation… Mais pas d’énormes sacrifices – comme on le croit parfois. Alors, vous êtes prêts à adopter 4 modes de consommation éco-responsables ? C’est parti !

BD éco geste qui ont un vrai impact : réduire son empreinte écologique n'est pas toujours ce qu'on croit...

La BD a été gentiment dessinée par @ellehar_ , vous pouvez la retrouver sur instagram, merci beaucoup pour son travail 🙂
(Détails des chiffres, calculs et sources en fin d’article )

1. Revoir son alimentation pour diminuer son empreinte carbone

Nous l’avons déjà vu : adopter une alimentation écologique est un levier fabuleux pour réduire son impact environnemental. Première action pour l’environnement : diminuer sa consommation de viande.

Manger moins de viande pour moins polluer

« Chaque steak de 100 g de bœuf que vous ne mangez pas sauve 3 m² de forêt, 1 300 L d’eau et 2,7 kg de CO2e  ! »

Ce que vous avez lu dans la BD d’introduction semble extravagant… Mais c’est la vérité. D’où viennent ces émissions carbone ?

Les déjections animales, source de méthane

Les émissions en gaz à effet de serre de l’industrie de la viande viennent en grande partie des pets et rots des vaches ainsi que de l’épandage ou stockage en plein air de leurs déjections. Ces sources sont productrices de méthane, un gaz 25 fois plus réchauffant que le CO2(1).

La déforestation pour le bétail

Ensuite, une grande quantité de CO2 est émise par… la déforestation. Et oui, ces données prennent en compte les ressources et l’espace utilisés pour produire la nourriture du bétail. Or, la plupart sont nourris au soja importé d’Amérique du Sud. Cultures qui sont connues pour pousser sur la forêt Amazonienne fraîchement coupée, par manque de place.
Il faut en moyenne 11 calories végétales pour produire 1 calorie de bœuf. Donc, même lorsque les animaux sont nourris au fourrage français, pour le rendement… Peut mieux faire.

Le transport participe aux émissions de gaz à effet de serre

Vous repérez probablement un autre poste d’émission, mineur par rapport aux deux autres : le transport. Transport des aliments, mais aussi transport des bœufs vers le centre d’abattage puis vers les magasins de distribution. Selon les sources, on estime des émissions de 13 à 27 kg CO2 eq/kg de bœuf, selon ce qui est pris en compte ou non (transformation, distribution, déforestation etc.) et selon l’origine du bœuf (13 c’est pour un bœuf français en sortie de champs par exemple)

… Mais attention à ne pas exagérer les impacts de la viande

A savoir que les animaux d’élevage rendent certains services écosystémiques et exploitent des ressources qui seraient sinon inutilisées (prairies, fourrage etc.) comme le précise le scénario Afterre 2050 – je détaillerai cela dans un article si cela vous intéresse mais les gains restent, avec la production intensive actuelle, bien insuffisants pour rattraper les dégâts.

Concernant l’eau, la quantité estimée est élevée car elle prend en compte toute l’eau nécessaire à la culture des aliments pour animaux. A savoir que l’eau de pluie est incluse, résultat qui est donc discutable.

Voilà l’impact désastreux de la consommation de bœuf, la viande la plus polluante de nos assiettes. Mais, même les autres viandes sont en moyenne plus polluantes que les produits végétaux et sous-produits animaux (sauf le fromage) comme vous le verrez dans l’article sur l’alimentation écologique, qui détaille certains chiffres d’émissions carbone. 

Vous l’avez donc compris : une des actions pour l’environnement à adapter en priorité est de réduire sa consommation de viande. Besoin de conseils ? Lisez cet article : arrêter la viande sans carences.

Choisir des poissons issus de la pêche durable pour protéger la biodiversité

Pour aller encore plus loin, vous pouvez arrêter le poisson.

Pourquoi ? Cela évite la surpêche et les méthodes de pêche destructrices des écosystèmes marins :

  • dragage, qui consiste à trainer un filet sur les fonds marins, arrachant tout sur son passage) ;
  • filets de pêche, qui attrapent jusqu’à 90 % d’animaux que nous ne consommons pas et qui sont donc relâchés – morts ou gravement blessés ;
  • etc.

D’après la FAO, 80% des réserves de poissons sont surexploitées. Cela cause des déséquilibres dans la chaîne alimentaire et donc à l’ensemble de l’écosystème.

Pour l’aquaculture, on retrouve le même problème de “rendement calorique” que pour la viande, à savoir qu’il faut en moyenne 20 kg de poissons sauvages pour produire 1 kg de poisson d’élevage.

Filet de pêche : risques de surpêche, destruction de la biodiversité aquatique

Cuisiner végétal, local et fait maison : une belle action pour l’environnement

La conclusion est inévitable : il devient urgent de diminuer sa consommation de chair animale. Le scénario Afterre 2050 préconise d’ailleurs de consommer deux fois moins de viande et produits laitiers et 4 fois moins de produits de la mer, en augmentant à la place sa consommation de céréales, légumes et surtout légumineuses. À côté d’une majorité de plats végétariens voire végétaliens, tournez-vous vers les œufs, des viandes d’animaux plus petits, comme la volaille, et vers des petits poissons, non carnivores, péchés raisonnablement (labellisés MSC par exemple).

Vous relevez le défi d’aller encore plus loin dans cette action écologique ?

Passons donc à l’éco geste suivant !

Les sources du paragraphe(2) à (8) sont un peu dans le bazar parce que ce sont des recherches que j’ai faites et refaites et compilées dans des documents sans relier la source à la data, désoléééée.

2. Réduire sa quantité de déchets, une des actions pour l’environnement à fort impact positif

Si vous vous intéressez au mode de vie écolo, vous connaissez forcément le mouvement zéro déchet :

  • refuser ce qui est inutile ;
  • réduire ce qui peut l’être ;
  • réutiliser au maximum ;
  • revaloriser les déchets organiques ;
  • recycler les déchets que l’on n’a pas pu éviter.

Pourquoi réduire ses déchets permet de diminuer son impact écologique ?

Lutter contre l’épuisement des ressources

Le problème des déchets, ce n’est pas seulement leur élimination, mais surtout l’épuisement des ressources. Pensez à toute l’énergie qui est utilisée pour extraire les matières premières, produire du plastique, le mettre en forme, y ajouter une marque et quelques éléments attrayants… tout ça pour un gobelet ou un paquet de pâtes, dont on aurait pu se passer.

  • Chaque bouteille d’un litre utilise pour sa production l’équivalent de 10 cL de pétrole, soit 1/10 de sa contenance(9).
    Avec 89 milliards de bouteilles vendues chaque année(10), dont 9 milliards de litres en France(9), je vous laisse faire le calcul…  Ces bouteilles sont recyclables, mais seule la moitié sont correctement triées et recyclées. L’ADEME rapporte que l’eau du robinet serait 100 à 1000 fois plus écologique que l’eau en bouteille(11).
  • Le plastique n’est pas le seul problème. Les cotons, mouchoirs et sopalins jetables utilisent beaucoup d’eau pour leur production et utilisent des produits chimiques et agents blanchissant qui polluent les eaux(13).
4 bouteilles et gourdes réutilisables et zéro déchet, alternative aux bouteilles plastiques
Il suffit pourtant d’acheter une gourde pour éviter les bouteilles en plastique !

Protéger la biodiversité, les sols et les milieux naturels

Cela ne s’arrête pas là : après notre utilisation, rien qu’en France plus de 80 000 tonnes de déchets finissent dans la nature, en dehors des circuits classiques d’élimination(13). Ils s’y dégradent en plusieurs centaines d’années, durée pendant laquelle ils se décomposent en micro-particules (de plastique, de métaux, etc.) qui infiltrent les sols, les eaux, les végétaux…. Et donc la chaîne alimentaire(14). Pas de panique, diminuer sa production de déchets est plus simple qu’il n’y parait !

Comment passer au zéro déchet ? Progressivement, mais sûrement

Parmi les actions pour l’environnement, la réduction des déchets est un must ! En changeant quelques habitudes, une à une, vous pouvez considérablement réduire votre empreinte écologique… Sans frustration.

Réduire sa poubelle domestique par quelques actions du quotidien

Quelques actions concrètes pour passer au zéro déchet :

  • On investit dans du durable plutôt que du jetable. Cotons réutilisables, serviettes menstruelles en tissus, torchons et serviettes de table etc. sont autant de choses qu’on n’aura pas à racheter en supermarché et qui ne rempliront pas notre poubelle à chaque utilisation.
  • Pour l’eau, on peut boire celle du robinet en toute sécurité, elle est très surveillée en France. Si on a un doute, il existe des méthodes de filtration naturelles très efficaces comme les billes en céramique, l’argile ou le charbon actif(15). Un petit investissement dans une gourde en métal réutilisable compensera largement l’arrêt d’achat de l’eau en bouteille, estimée 300 fois plus cher que l’eau du robinet(9).
  • On peut aussi faire ses courses en vrac, dans ses contenants réutilisables (tissus, verre, métal)– cela vaut pour les produits alimentaires autant que cosmétiques et ménagers. Là encore, internet et les bibliothèques grouillent de conseils.

Pour les déchets organiques, attention à ne pas idéaliser le compost, qui a aussi ses limites. Je suis en train de pousser les recherches et vous fait un article dès que possible !

Acheter moins pour réduire les déchets invisibles

Le sac à dos écologique, cette pollution invisible

Acheter moins, c’est aussi réduire sa quantité de déchets, mais de déchets qu’on ne voit pas ! Et oui, quand on achète quelque chose, on achète avec son « sac à dos écologique ». Késako ? Le sac à dos écologique est la masse de l’ensemble des matériaux – qui incluent les sources d’énergie, matières premières, etc. – qui ont été nécessaires à la fabrication, utilisation et élimination de l’objet, incluant les déchets que l’on ne voit pas mais qui ont été produits en amont de la chaine (encore une fois, matières premières, mais aussi les terres déplacées ou souillées)(16).

Et les chiffres sont aberrants ! Quelques exemples :

  • Un lave-linge porte un sac d’environ 2 000 kg, c’est encore plus pour un lave-vaisselle. Ce sont des équipements assez réparables et qu’il convient d’entretenir pour allonger leur durée de vie (vous pourrez trouver de nombreux tuto sur internet, par exemple mettre du vinaigre blanc pendant les cycle pour enlever le calcaire, laver les filtres etc.).
  • Concernant les vêtements, il faut compter 50 kg pour un jean, 15 à 20 kg pour un tee-shirt, 40 kg pour une veste en simili cuir, on peut aller jusqu’à 100 kg pour un manteau… bref, vous avez compris l’idée.

Si vous voulez plus de chiffres, je vous invite à consulter directement le rapport de l’ADEME(16), disponible gratuitement sur internet. Vous pouvez lire la démarche de calcul ou directement les tableaux récapitulatif en fin de document. Vous y trouverez la quantité de matière mais aussi les émissions carbone tout au long de la vie du produit – production et utilisation incluses.

Arrêter d’acheter neuf : mini guide pour adopter cet acte écologique à l’impact énorme

Le but n’est pas de désespérer, mais juste d’essayer de visualiser ces matières et leurs impacts avant d’acheter. Et finalement, une seule solution : acheter moins, mais mieux. On trouve sur internet, dans les démarches vers le minimalisme et la frugalité, des dizaines de questions à se poser avant un achat, pour vérifier qu’on n’a vraiment pas d’autres choix.
La méthode BISOU par exemple :

La méthode BISOU pour adopter le minimalisme et zéro déchet

Si après ça on décide d’acheter, on va de préférence se tourner vers des produits d’occasion ou reconditionnés. Si vraiment on préfère le neuf, on investit dans des produits durables et/ou produits de manière raisonnée.
Une étude de l’ADEME conclue par exemple que pour un kilo de matière, le choix de coton recyclé réduirait de 86% l’impact sur le réchauffement climatique par rapport à du coton conventionnel. De la même manière, choisir un polyester recyclé plutôt que neuf réduit l’impact de 39 %(16).
Ce qu’on possède, on l’entretient afin d’en allonger la durée de vie. On peut participer à des Repair Café si on ne sait pas comment réparer soit même ses équipements électroniques, électroménagers voire même jeans troués !

Avec tout ça, même si le prix à l’achat de produits résistants et de qualité semble plus élevé, on s’y retrouve largement au bout de quelques années.

Surfer plus green pour éviter le gaspillage énergétique du numérique

Pour aller encore plus loin, la philosophie du zéro déchet peut être adaptée au numérique !

Le sac à dos écologique du numérique

Les nouvelles technologies sont très (trop ?) souvent avancées comme notre sauveur. Et pourtant, ce n’est pas parce que la pollution n’est pas sous nos yeux qu’elle n’existe pas. On revient à l’idée de sac à dos écologique : les équipements électroniques en ont un très lourd. Et c’est peu dire…

  • Pour un téléphone (soit environ 300 g) c’est environ 125 kg de ressources utilisées en amont.
  • Pour un ordinateur portable, on compte plus de 700 kg.
  • Pour une télé de 30 à 40 pouces (pas si grande par rapport à ce qui peut exister), le bilan s’élève à 2200 kg(16)
La pollution des technologies à leur utilisation

De plus, l’utilisation des équipements électroniques est très gourmande en énergie. Pas seulement l’électricité pour recharger les batteries, mais surtout l’énergie qui alimente les serveurs qui servent à accéder à toutes les connaissances d’internet et à enregistrer sur le cloud des photos et pièces jointes qu’on ne regardera jamais(17)(18).

Il faut donc prendre conscience de ces émissions, bien qu’elles nous soient très abstraites, pour les éviter.

Nouvelles technologies : quelques actions pour l’environnement

Des solutions simples existent pour utiliser ses équipements numériques de manière écologique !

  • Les mails, par exemple, sont tous enregistrés sur des serveurs, alors qu’on ne s’en sert très souvent pas plus de 5 minutes ! Prenez donc le réflexe de vous désabonnez des listes de diffusion spam ou que vous ne lisez pas (surtout sur votre adresse mail poubelle-qu’on-n’ouvre-jamais, oui oui on l’a tous), supprimez les emails dont vous n’avez plus besoin, surtout lorsqu’ils contiennent une pièce jointe… Une fois qu’on a le réflexe, ça ne prend pas de temps et on y voit un peu plus clair !
  • Faites un peu de tri dans votre cloud ou drive régulièrement.
  • Quant aux requêtes internet, enregistrez vos sites en favoris ou accédez directement par l’URL (en utilisant l’historique de propositions automatiques) pour éviter de doubler chaque requête en cherchant d’abord sur Google. Vous pouvez aussi choisir des navigateurs plus responsables comme Ecosia ou Lilo.

3. Améliorer son moyen de transport, une action pour l’environnement bien connue

Bannir la voiture dès que possible

Je vous épargne le classique « la voiture ça pue ça pollue, le vélo c’est mieux c’est moins onéreux », vous connaissez le refrain ? Oui ? Aller on passe à la suite.

Si vous voulez approfondir le sujet, je vous renvoie vers le guide de l’ADEME(19).

Figurine d'un petit garcon sur un vélo, un moyen de transport qui émet peu de carbone
Comme il a l’air heureux sur son petit vélo !

Voyager moins, mieux et moins loin

Le tourisme, quelle belle invention. S’ouvrir au monde, à de nouvelles cultures, à la découverte… malheureusement, tourisme et écologie ne font pas toujours bon ménage ! (20) Alors pourquoi ne pas revoir notre vision du voyage, pour quelque chose de plus local, de plus petit mais tout aussi enrichissant ? Après tout, pas besoin de prendre l’avion vers « l’autre bout du monde » tant que l’on n’a pas fini de découvrir les beautés de notre région ou notre pays ! Et quelle chance nous avons en France d’avoir une telle diversité de paysages. Pour découvrir d’autres pays, il n’est pas nécessaire de passer par la case « avion » : l’Europe est accessible en train pour des prix et durées raisonnables, ou alors en train de nuit pour ne pas perdre une seule journée de vacances.

4. Des finances responsables pour réduire son empreinte écologique

Il faut savoir que nos comptes d’épargnes ne se contentent pas de dormir. Les banques s’en servent pour faire des investissements, plus ou moins responsables (c’est-à-dire peu fructueux pour l’environnement ou le social 😉 ).

Vous ne voulez pas utiliser d’énergies fossiles ? Alors vérifiez que votre banque ne finance pas des projets qui y sont liés !

Certains contenus en ligne recensent les émissions carbones des banques selon leurs investissements. La banque postale serait la moins émettrices de CO2 parmi les banques « classiques ». Les plus « green » seraient la Nef et le Crédit Coopératif, qui financent des projets choisis pour leurs bénéfices environnementaux ou sociaux. Vous pouvez également directement investir dans des projets responsables et à forte valeur environnementale.

L’avantage ? Une petite heure suffit à changer de banque, une bonne fois pour toutes ! Et hop, une action pour l’environnement facile et efficace.

Je vous laisse creuser un peu le sujet si vous avez une épargne suffisante pour planter un hectare de forêt plutôt que d’ouvrir une nouvelle mine de charbon 😉 (21)(22)

Une tirelire avec une plante qui pousse pour symboliser les finances responsables : allier finances et écologie

Consommer moins d’électricité, une action écologique efficace ?

Je n’ai pas beaucoup parlé d’économie d’énergie, pourquoi ?

Le nucléaire, une énergie décarbonée

Il y a certes un débat sur le nucléaire, mais en France au moins on a la chance d’avoir une électricité plutôt décarbonée.

Vous trouverez plus précisément les valeurs d’émissions de gaz à effet de serre dans les liens en source(23)(24), mais dans l’idée, en France on émet 25 à 150 g CO2 eq / kWh – avec une moyenne de 74 d’après RTE – alors que par exemple l’ADEME estime 240 g CO2 e/kWh en Espagne, 460 en Allemagne et 720 en Grèce.
Vous pouvez aussi jeter un œil à cette carte qui donne, en temps réel, une estimation très visuelle des émissions carbone de l’électricité consommée dans un pays (en g CO2 eq / kWh). Les estimations prennent en compte le cycle de vie complet des installations, c’est-à-dire depuis leur production à leur fin de vie en passant par la production d’énergie elle-même.

Une énergie polluante pendant les pics de demande

L’utilisation de charbon, fuel ou gaz arrive uniquement pendant les pics de demande, quand tout le monde allume son four, sa télé, ses plaques de cuisine et prend une douche chaude en même temps : le nucléaire ne suffit pas et le soleil ne tape pas assez fort sur les panneaux solaires. C’est là qu’il faut alors compenser avec des centrales d’appoint et c’est là qu’on pollue le plus.

Alors tant qu’on évite les pics de consommation (en 7h et 9h et entre 18h et 22h à peu près), il y a de grande chance que notre électricité ne produise que peu de gaz à effet de serre (en France en tout cas !).

Vous voulez une idées pour compléter les 4 actions pour l’environnement précédentes ? Essayez de décaler vos appels d’électricité. Pour ça, un peu d’organisation ! Par exemple :

  • Programmez le ballon d’eau chaude pour qu’il se recharge pendant la nuit.
  • Planifiez vos repas pour cuire tout ce qui se cuit au four en une ou deux fois dans la semaine – le week end entre autre – plutôt que le chauffer tous les soirs.
  • Baissez la température de votre radiateur et enfilez un pull pour la soirée.
  • Surtout… Décomplexez sur la lumière que vous avez laissé allumée !

Surtout : Déculpabilisez et… communiquez votre transition écologique citoyenne !

Vous êtes sur la bonne voie !

Avec ces 4 types d’actions pour l’environnement, vous êtes certains de polluer beaucoup moins que la plupart des Français !

Alors déculpabilisez sur vos imperfections écologiques, arrêtez de cherchez le dernier petit hack green et concentrez-vous sur ces 4 changements à l’impact énorme.

Attention, je ne dis pas de transformer votre chez vous en Versailles et de laisser couler l’eau dans votre salle de bain par plaisir. Mais simplement que les petits eco gestes qu’on nous vend dans les médias n’ont aucun impact comparés à des changements plus profond d’état d’esprit et une révision de nos modes de consommation, d’alimentation et de transport. Cela demande, pour certain, de nouvelles habitudes, un peu de prise d’informations, mais rien qui va vous isoler du monde ou vous pourrir la vie.

Retenez les données de la BD d’introduction. Ça vous aidera à arrêter de vous prendre la tête sur des détails qui ont peu d’impact. Surtout : vous pourrez consacrer votre énergie aux actions pour l’environnement qui ont un vrai impact.

D’autant qu’à force de nous autoflageller et nous taper sur les doigts pour une paille qu’on nous a servie au bar ou une envie d’aller au restaurant pas local entre amis, on angoisse, on se culpabilise et on n’a pas du tout l’air épanoui, ce qui ne donne certainement pas envie à notre entourage de nous imiter.

Donc si vous faites déjà (presque) tout ce qui est dans cet article, voilà mon conseil

Arrêtez de vous culpabiliser pour chaque petit « écart » au mode de vie écolo. Arrêtez de chercher le petit éco geste qu’il vous reste à adopter pour diminuer vos émissions carbone de 10 g par an.

À la place, investissez ce temps pour aller parler autour de vous.

Faites prendre conscience de l’urgence climatique.

Communiquez sur les actions pour l’environnement qui ont le plus d’impacts.

Partager ses apprentissages en écologie, voilà une bonne action pour l'environnement
Montrer l’exemple à son entourage est un premier pas essentiel !

Comme on dit, il vaut mieux 10 personnes qui font de leur mieux, qu’une personne qui fait (presque) tout parfaitement. Votre défi de l’année : convaincre 10 personnes de se rallier à la cause environnementale et les accompagner avec bienveillance dans leur cheminement !

4 changements à faire en priorité pour réduire son empreinte écologique : en résumé

  1. Revoir son alimentation : moins de viande, c’est votre priorité. Voilà un changement capable de considérablement diminuer l’empreinte carbone !
  2. Réduire ses déchets et acheter moins de neuf pour limiter l’épuisement des ressources et la pollution des espaces naturels. Adoptez ce changement progressivement, mais essayez malgré tout de trouver des moyens de motiver votre démarche. Renseignez-vous, rapprochez-vous de l’association zéro déchet de votre ville, trouver un partenaire zéro déchet, etc.
  3. Adopter un mode de transport écologique, au quotidien mais aussi en vacances. Délaissez la voiture autant que possible, surtout pour des trajets de moins de 4 km. En voyage, favorisez les distances courtes, à faire en TGV, train ou bus de préférence.
  4. Se tourner vers une banque éco-responsable pour considérablement réduire son empreinte écologique. C’est quoi une banque éco-responsable ? C’est un organisme qui utilise votre argent pour investir dans les projets d’avenir, plutôt que dans le pétrole et les industries polluantes.

En bonus, un 5e geste écologique : co-mmu-ni-quez ! Inspirez votre entourage, montrez l’exemple, soyez heureux dans votre transition !

Avec ces 4+1 actions pour l’environnement, vous êtes certains de considérablement réduire votre empreinte écologique. Vous pouvez aussi vous renseigner sur LE hack écologique qui peut tout changer… Ces évolutions peuvent prendre plus ou moins de temps (changer de banque est plus facile qu’adopter de nouvelles habitudes, c’est certain !). Alors, restez bienveillant envers vous-même, montrez votre évolution à votre entourage et mesurez vos progrès pour rester motivé ! Aller, à vos vélos, sacs à vrac et carottes : 3, 2, 1… Construisez l’avenir !

Sources de l’article sur les actions pour l’environnement

D’où viennent les chiffres avancés dans la BD introductive ?

On l’a vu, la FAO estime qu’1kg bœuf émet 27 kg CO2 et utilise 13 500 L d’eau Si on considère 1 steak = 100g, on va compter 2,7 kg CO2eq/steak et 1 350 L d’eau.

 « Eteignez la lumière quand vous sortez d’une pièce, une lampe émet 1,48 g CO2/h ! »

Une ampoule basse consommation utilise 0,020 kW par heure d’utilisation. Utilisons la moyenne d’émissions du électrique français, calculée par RTE, c’est à dire 74 g de CO2 par kWh. On calcule donc pour notre lampe que 1 h allumée = 1,48 g CO2/h (sachant qu’on ne prend pas en compte la fabrication de la lampe et son cycle de vie, mais elle durerait en moyenne 8000h pour les récentes) Il faut laisser sa lumière allumée 1824 h pour émettre autant de CO2 qu’un petit steak de bœuf de 100g. C’est 76 jours, ou deux mois et demi. Donc à moins de laisser ses lumières en continu, on ne peut pas dire que ça soit un poste très polluant. J’insiste, cela vaut en France, mais l’énergie est bien plus carbonée dans d’autres pays.
Même dans le pire des cas, où on a gardé l’ampoule à incandescence de nos grands-parents, elle émet 0,075 kW.h; soit pour 1 h allumée = 5,55 g CO2/h. Il faudrait donc la laisser allumée 486 h ou 20 jours pour arriver à un steak.

« Moi j’éteins l’eau quand je me brosse les dents : J’économise entre 14 600 L et 22 000 L / an !  »

L’ADEME estime qu’un robinet ou une douche ouvert laisse couler 10 L d’eau par minute (robinet à plein débit…). Donc un brossage de dent gâcherait 20L à 30L par brossage si on laisse le robinet ouvert. Oui, c’est énorme, ça fait 40L à 60L d’eau par jour. Soit entre 14 600 L et 22 000 L / an ! En steak ça fait quoi ? Entre 1 kg et 1,6 kg de bœuf. Hum. En gros manger 1 steak de moins par mois revient au même.
Donc ce genre de gestes, au final, on le fait plus pour réduire ses factures que son impact sur l’environnement. Et c’est très bien aussi ! Mais il faut en être conscient.

  1. https://www.epa.gov/ghgemissions/understanding-global-warming-potentials
  2. Un coup de fourchette pour le climat, Reseau Action CLimat- France, oct 2015
  3. FAO, Livestock Long Shadow, 2006, p. 112
  4. The future of food and agriculture, FAO, 2017
  5. Livestock and climate change, World watch 2009
  6. Afterree 2050, Solagro, version 2016
  7. Bilan GES de l’Ademe
  8. Carey C., Oettli D. (2006) Determining links between agricultural crop expansion and deforestation . A report prepared for the WWF Forest Conversion Initiative.
  9. https://lemballageecologique.com/2017/08/30/eau-en-bouteille-impact-ecologique/
  10. https://www.fne.asso.fr/actualites/lobjet-du-mois-soyons-gourdes
  11. http://info.francesite.net/public/2009/bouteille-eau-plastique-dechet-pollution-ADEME.pdf
  12. https://www.planetoscope.com/agriculture-alimentation/1178-production-mondiale-de-coton.html
  13. https://www.planetoscope.com/dechets/1933-dechets-sauvages-jetes-en-france.html
  14. https://www.consoglobe.com/duree-vie-dechets-nature-1386-cg
  15. https://www.economieintuitive.com/3-methodes-rendre-leau potable/?fbclid=IwAR2XOnzveexHPMOQrpsp-wF4n4_W44vYsC6q3IfVXG8DNMw1fq66EuFYbVw
  16. Modélisation et évaluation des impacts environnementaux de produits de consommation et biens d’équipement, 2018, étude réalisée par RDC Environment, BV CODDE, CYCLECO, FCBA pour l’ADEME
  17. Technologies Numériques, Information et Communication : Réalisation d’un bilan de gaz à effet de serre, Ademe, 2012
  18. NTIC et Environnement : Enjeux, Risques et Opportunités, Sylvie Faucheux, Christelle Hue et Olivier Petit, 2001
  19. https://ile-de-france.ademe.fr/sites/default/files/files/DI/Transports/guide-optimiser-deplacements.pdf
  20. Callot, P & Babou, I (2007). Les dilemmes du tourisme. : France.
  21. https://www.colibris-lemouvement.org/passer-a-laction/agir-quotidien/changer-banque
  22. http://www.financeresponsable.org
  23. https://e-rse.net/co2-kwh-electricite-france-mix-electrique-271675/#gs.2aoguv d’après https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/ipcc_wg3_ar5_annex-iii.pdf
  24.  http://www.bilans-ges.ademe.fr/documentation/UPLOAD_DOC_FR/index.htm?moyenne_par_pays.htm

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