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Bilan de mon expérience de wwoofing dans une ferme au Luxembourg

Un mois de wwoofing : bilan

Ça y est, l’expérience wwoofing dans une ferme est terminée !

(Bon, en vrai, j’y suis retournée une semaine plus tard, mais c’est parce que ma vie est bizarre x) ).

Il est temps pour moi de regarder en arrière et te partager le bilan de ce mois de volontariat dans une ferme…

L’évolution de mes ressentis au cours de ce séjour de volontariat

C’est assez amusant de voir l’évolution de mes pensées et sentiments au cours de ce mois en pleine verdure.

Première semaine : découverte, adaptation, ralentissement

La première semaine, tout était nouveau. J’étais éblouie par chaque détail, j’avais une curiosité insatiable. Je posais une infinité de questions et voulais tout découvrir à la ferme.

En parallèle, je m’adaptais à un nouveau rythme de vie, je prenais mes marques avec les autres habitants de la maison et mettais en place de nouvelles routines.

Côté pro… Pause complète ! Le changement d’environnement m’a vraiment permis de faire une coupure brutale – tant dans l’action que dans mes pensées. Pas de charge mentale, pas de to do liste qui tourne en boucle dans ma tête… Ça fait un bien fou tout cet espace !

Globalement, j’ai appuyé sur le frein et brusquement ralentis le rythme. J’en avais bien besoin. En quelques jours, j’ai réappris (autant que possible) à vivre l’instant présent, à ne pas me presser, à apprécier le silence, la solitude, l’inaction. A accepter l’ennui. J’ai recommencé à faire des activités « inutiles » : puzzle, mots fléchés, vadrouille. Un énorme changement pour moi !

Deuxième semaine : un paradis que je ne voulais plus quitter !

La deuxième semaine, je suis entrée dans une euphorie heureuse. Une véritable bulle de joie, de sérénité, de bien-être. Je me sentais bien, hyper bien. Je ne voulais plus partir, je voulais que l’aventure ne s’arrête jamais !

J’ai commencé à créé des liens forts avec mes colocataires d’un mois. On a commencé à cuisiner ensemble, à jouer, à avoir des discussions profondément intéressantes jusqu’au bout de la nuit. Un pur bonheur !

En parallèle, je commençais à prendre mes marques à la ferme. Si les premiers jours ont été difficiles physiquement, mon corps s’est rapidement adapté. Moins de fatigue, moins de douleur : ne restait que la quiétude méditative, le plaisir contemplatif et la joie partagée avec les autres bénévoles.

Côté pro, la pause se prolongeais. J’ai rédigé quelques textes pour rendre mes livrables en temps et en heure. Rien de plus ! Pas de projection, pas de pensées de boulot. La sérénité mentale continuait, pour mon plus grand bonheur.

Troisième semaine : l’épiphanie que je suis venue chercher

La troisième semaine était plus équilibrée en terme d’émotion. L’euphorie est passée, pour laisser place à un contentement plus calme. J’ai cherché à trouver un rythme durable, tant en termes de sommeil que de rapport temps pro/perso.

J’ai recommencé à travailler de manière plus régulière, sans pour autant me laisser envahir par les tâches ni les pensées.

C’est aussi à ce moment là que j’ai ressenti le besoin de me reconnecter aux questionnements que j’étais venu éclaircir (plus d’infos dans le podcast, épisodes 7 et 8). J’ai recommencé à laisser venir les questions, les réflexions… Sans m’y noyer.

Jusqu’à ce qu’un matin, en plantant des pois mange-tout, seule dans la grange avec le chant des oiseaux, les réponses sont venues. Comme une révélation. Des phrases d’une limpidité sublime, d’une évidence unique. Tout à coup, les priorités s’ordonnaient, les projets se reliaient à une unique mission, les prochaines étapes s’éclaircissaient. Ça y est, enfin.

J’ai alors accédé à une sérénité toute autre. Pas celle qui masque temporairement les doutes pour rester dans l’instant présent. Celle, plus durable, qui a conscience des prochaines étapes et leur enchainement. Cette clarté sur une direction, évidente.

Quelques jours plus tard, le jour de mon départ était prévu. Les réponses sont apparues au bon moment.

Pour des raisons personnelles, j’avais d’autres émotions qui sont remontées cette semaine-là. J’avais pris une décision qui imposait que je fasse le « deuil » d’une ancienne part de ma vie. Ce n’était pas toujours confortable… Mais je l’ai fait en étant connectée à ma spiritualité, au calme de la nature. C’est aussi cette décision qui m’a fait rentrer en France pour une semaine, avant de revenir au Luxembourg prolonger mon volontariat de wwoofing.

Mes projets professionnels pour la suite

Voilà donc la phrase qui relie toutes mes volontés…
Je veux que mes actions, mes projets, plantent des graines de changement ; servent à inspirer
 les citoyens éveillés à contribuer à un monde plus naturel, plus frugal, plus coopératif.

  • Contribuer par leurs actions quotidiennes.
  • Contribuer en ayant un rayonnement inspirant.
  • En allant jusqu’à entreprendre et contribuer dans leur activité professionnelle. 

Je vais donc mener plusieurs projets de front (ce n’est pas l’idéal, mais je ne peux pas m’en empêcher…)

  • Pour aider les citoyens à adopter une vie plus frugale et respectueuse (de la nature, d’eux même, des autres)…

Je vais continuer à développer mon blog Oser Vert et mon podcast Oser Vivre. Je vais prochainement co-créer des formations avec des entrepreneurs qui m’inspirent. 

3 axes de changement : 

  • donner envie de changer (des informations fiables sur les enjeux environnementaux) ; 
  • permettre de changer (des éco-gestes à fort impact pour incarner le changement au quotidien) ; 
  • maintenir et déployer le changement (des contenus inspirants sur l’épanouissement personnel pour rayonner le changement). 

  • Pour aider les volontés engagées à florir et contribuer professionnellement…

Je vais lancer un accompagnement des solopreneurs. L’enjeu ? Les aider à révéler leurs forces et convictions au monde grâce à une communication structurée, authentique et efficace.

  • Pour soutenir les projets capables de contribuer au monde à plus grande échelle (et pour m’assurer des revenus plus stables, faut pas se mentir x) )…

Je vais poursuivre mes prestations de rédaction web, conseils en SEO et alliée de communication digitale pour les entreprises du changement.

****

Pfiou, ça fait du bien d’écrire tout ça. D’avoir cette toile clairement dessinée dans ma tête. Quel soulagement !

J’ai parcouru un immense chemin grâce à ma prise de recul en wwoofing…

Alors oui, j’ai été absente pendant longtemps. J’ai mis mes revenus en pause.

Mais, franchement, ça valait le coup. Je reviens plus forte. Plus sereine. Déterminée à avancer, à rayonner, à inspirer. 

Ce que je garde de mon expérience en wwoofing

  • Des connaissances en maraichage biologique. Théoriques, certes. Mais surtout physiques : mon corps a appris à désherber, planter, entretenir le jardin. Mon corps s’est adapté, a ancré ces gestes dans mes muscles, mes os, mes connexions nerveuses. C’est un apprentissage qu’aucun livre, blog ou chaine YouTube ne remplacera.
  • L’envie de vivre en communauté ou co-living. J’ai été nourrie, soutenue, boostée par la vie avec des personnes inspirantes et agréables. J’aimerais beaucoup prolongé l’expérience à long terme.
  • Beaucoup de clarté et sérénité sur mes projets futurs.
  • J’ai aussi réalisé que j’étais encore trop dépendante des circonstances et mon environnement extérieur. En wwoofing, j’arrivais à me détacher de ma vie professionnelle, à vivre et prendre mon temps. De retour chez moi, le stress m’a envahie à nouveau, mes horaires de travail se sont étendus, j’étais plus apathique et ronchon le soir… Durant les prochains mois, je tiens à me solidifier, devenir ma meilleure alliée. Pour que ma force intérieure m’accompagne, où que j’aille. Que je garde une meilleure stabilité, un ancrage dans mes émotions et habitudes.
  • Niveau ressenti, j’ai le chakra de la gorge ouvert. Enfin ! C’était un blocage que je ressentais depuis des mois, des années. Comme une boule dans la gorge, l’impossibilité de dire ce que je pensais, d’affirmer mes besoins. Aujourd’hui, j’ai bien plus de facilité à être moi-même, à m’exprimer. Est-ce la sortie de zone de confort ? La rencontre avec des personnes de tous horizons ? Ou juste le rapprochement avec une vie qui me correspond davantage ? Je ne sais, pas ça fait sacrément du bien !

Et sûrement bien d’autres leçons que vie dont je vais me rendre compte dans les mois à venir…

Alors, ça te donne envie de partir en wwoofing ? Tu as déjà passé le cap ? Raconte-moi tout ça en commentaire !

Je vais bientôt sortir un épisode de podcast pour te faire vivre l’expérience du wwoofing à mes côtés. Tout au long du mois, j’ai enregistré des sons de la ferme, de mes explorations, mes ressentis… Pour être tenu au courant de ta sortie, inscris-toi à la newsletter.

1 commentaire pour “Bilan de mon expérience de wwoofing dans une ferme au Luxembourg”

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