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Immersion entre femmes – Bilan de mon expérience

Été 2021.

L’épidémie de COVID semble ne pas vouloir s’arrêter. Les incendies se multiplient et leur puissance ravage les forêts. La pluie inexplicable détruit les plants de tomates et autres parcelles sensibles.

Pourtant, j’ai décidé de kiffer mon été.

J’ai décidé de vivre des expériences différentes, challengeantes. Des moments pour évoluer, pour grandir, pour m’explorer.

C’était fabuleux.

C’est pourquoi j’aimerais vous en parler aujourd’hui. Vous raconter. Vous inspirer peut-être, vous donner envie de vous réunir comme je l’ai fait. J’aimerais poser des mots sur mes vécus, les ancrer, ne pas les laisser s’effacer.

Bref…

Cet été, j’ai vécu 3 semaines d’immersion entre femmes entrepreneuses, dans le Lubéron. Un projet co-initié et co-organisé avec Nelly Savarit, pour qui j’ai une immense gratitude d’ailleurs.

Une immersion riche en apprentissages

Ma propre évolution

Ça a été 3 semaines très riches pour moi.

J’ai appris beaucoup sur moi, sur le collectif. J’ai revu ma vision de la vie sur beaucoup d’aspects.

J’ai été profondément nourrie d’amour, de partages, de retours d’expérience. Je me suis reconnectée à mon corps, à la danse, à mon intuition et à mes ressentis.

Je me suis sentie moi-même.

Je me suis sentie femme.

Je me suis sentie accueillie, je me suis sentie empouvoirée.

Je me suis sentie ÊTRE pleinement.

La croissance des femmes présentes

Je crois aussi que les femmes qui ont participé ont reçu énormément. C’était un bonheur pour moi de les écouter parler de leur évolution, de voir leur visage se détendre ou s’illuminer de plus en plus. C’était un bonheur de constater des déblocages sur des problématiques pesantes.

J’ai adoré voir les unicités s’exprimer et la beauté de chaque femme dans cette unicité.

Incroyable.

Tout ça grâce au collectif. L’intelligence collective, mais aussi la bienveillance et l’amour partagé.

Ralentir pour mieux grandir

On a beaucoup ralenti pendant ces quelques semaines. Et pourtant, on a tellement grandi, tellement appris !

C’est fou pour moi de me dire qu’il ne s’est passé que 3 semaines. Je me sens différente en bien des points. Je sens que j’ai fait un saut immense. Et pour tout ça, je ressens une immense gratitude. Pour toutes les femmes qui ont rendu ça possible et aussi beau.

Je parle de ralentissement, car on a intégré à notre quotidien des moments de silence, de rien, d’attente. Des moments dans le présent, sans attente de productivité ou d’action. Être, simplement.

C’est challengeant au début, de ralentir. On attend quelque chose. On attend que ça bouge, que quelqu’un prenne la parole et fasse une proposition. Mais non. Ce silence signifie : soyez. Appréciez. Puis, naturellement, on ralentit à notre tour. On en voit tous les bénéfices : les pensées s’apaisent, les idées s’ordonnent, les mouvements se précisent. Le brouillard se dissipe.

Le cadre général de cette immersion entre femmes entrepreneuses

Je voulais vous parler un peu aussi du fonctionnement général et du cadre qu’on avait posé.

Une expérience en petits groupes

Nelly et moi sommes restées 3 semaines. Liliane est arrivée assez rapidement et est restée presque 3 semaines aussi. En dehors de ça, les femmes venaient pour quelques jours. On les a réunies pour vivre deux immersions à 5 ou 6 en même temps. Des petits groupes, permettant à chacune de bénéficier de l’intelligence collective.

Un rythme cadré, pour des journées uniques

Nous avons posé un cadre rassurant, apaisant, au sein duquel nous pouvions exprimer notre unicité et lâcher prise.

  • Concrètement, le matin on faisait nos activités en individuel. Yoga, méditation, sport, travail ou autre.
  • Le midi, on se réunissait pour partager un bon repas estival. On faisait un point météo, pour partager nos ressentis et nos envies pour le reste de la journée.
  • L’après-midi se déroulait en collectif. Selon les besoins exprimés par chacune, nous organisions différentes activités. Souvent, nous vivions des sessions d’intelligences collectives et intuitives.

Les sessions d’intelligence collective et intuitive.
Il s’agissait d’un cercle de partage pour lever un blocage. Réunies, nous nous mettions vraiment dans l’écoute et l’accueil d’une personne demandante. Elle exprimait sa problématique. Puis nous lui posions des questions pour creuser, accueillir les émotions qui pouvaient ressortir, dénicher les solutions en elle, ou apporter notre regard extérieur. Cette méthode a permis de trouver des chemins uniques et adaptés pour chaque personne, de libérer des ressources intérieures et de créer de réels soulagements. C’était beau !

  • L’après-midi, les femmes pouvaient également proposer leurs dons et talents au collectif : séance de danse intuitive, soin énergétique, biorésonnance et numérobiologie par exemple. Parfois, nous allions tout simplement en balade ou au bord de la piscine.
  • Le soir, il y avait généralement beaucoup d’échanges, de discussions. Il nous est arrivé de diner en silence pour accueillir et intégrer tout ce qui s’était passé dans la journée.

Voilà voilà, je pense que j’ai dit le principal. Difficile parfois de poser des mots sur tout ça.

Les leçons que je retire de ce séjour de sororité

J’aimerais aussi vous partager ce que je garde de cette immersion entre entrepreneuses, ce que je voudrais ancrer dans ma vie.

  • D’abord, l’importance de la danse pour moi. Pour défouler mes émotions, accueillir mon intuition et reconnecter à mon corps. C’est juste un outil fabuleux !
  • Ensuite, la puissance du collectif. On dit parfois « seul.e on va plus vite, ensemble on va plus loin. » Mais je ne suis pas d’accord. Ensemble, on peut aussi avancer plus vite, lorsque le collectif permet un déblocage important. Mais, surtout, on avance MIEUX. Les autres nous donnent un éclairage nouveau, nous aident à nous aligner et nous reconnecter à l’important en soi. Le collectif fait émerger des solutions originales, créatives et qui nous correspondent davantage. Bref, ensemble, on avance mieux.
  • Ensuite, l’importance d’être alignée à tout moment. Alignée à mes valeurs, ma personnalité, mes besoins. Alignée à ma propre évidence, ce qui fait sens pour moi et me fait vibrer. Même si j’ai encore du mal à le ressentir, je peux tendre vers cet alignement. Je suis également consciente que c’est OK de ne pas avoir la réponse tout de suite. Que je peux lâcher prise, aller d’expérience en expérience pour me rapprocher de mon évidence. Explorer, osciller autour du chemin. Pour m’écouter et tendre vers cet alignement, je sais surtout que le plus efficace est de moins faire… Pour me contenter d’ÊTRE pleinement.
  • Enfin… Qu’est-ce que c’est beau d’être une femme ! C’est riche, c’est puissant, c’est mouvant. J’identifie une force en moi, bien différente du modèle qu’on m’a proposé depuis toujours. Un élan plus intuitif, moins cadré, moins réfléchi. Une identité que j’ai vraiment envie de nourrir et d’exprimer.

Quelques apprentissages sur la vie en collectif

Je termine avec quelques apprentissages sur la vie en collectif. Un petit aide-mémoire pour moi et, peut-être, un nouveau point de vue pour vous.

Les difficultés de la vie en groupe

  • Un conflit entre deux personnes peut impacter l’ensemble du groupe, l’énergie collective. Ça me touche particulièrement d’être entre-deux, parfois même prise à partie. J’ai tendance à me sentir coupable du conflit, même lorsque je ne le suis pas. Face à des tensions, je me sens responsable de les dénouer… Et en même temps impuissante. Bref, pas mal d’émotions intéressantes qui émergent !
  • Parfois, il faut concilier des énergies différentes dans le groupe. Nous avons par exemple vécu un soir où deux personnes étaient pleines de joie et dynamisme (moi y compris), alors que les deux autres étaient dans une énergie d’introspection et de calme. Difficile de concilier les deux !
  • Les tensions viennent généralement de non-dits, de problèmes de communication. Il est donc important de prévoir des espaces et rituels pour ouvrir la parole. Pour permettre à chacune d’exprimer ses ressentis, ses besoins, ses envies.
  • Je me sens très mal à l’aise lorsqu’il y a du « commérage ». Rien qu’une once me déplait. Lorsqu’on commence à parler d’une personne absente par exemple. Pourtant, je n’arrive pas à l’exprimer et le refuser.
  • En collectif, j’ai tendance à vouloir vivre pleinement ce qu’il se passe… À mes dépens. Je ne veux pas passer à côté d’une conversation ou une activité qui peut m’apporter. Je me couche donc beaucoup plus tard que je ne le ferais. Cela nuit progressivement à mon sommeil, ma santé et mon énergie… Donc ma disponibilité pour le collectif !
  • À l’inverse, j’ai parfois juste besoin d’être seule. Au calme, pour ranger mes pensées. Mais j’ai du mal à l’accepter envers moi-même (comme une boulimie de vivre-ensemble). Lorsque je l’accepte, j’ai peur de vexer les autres en l’exprimant.

Les trésors du vivre-ensemble

  • Le collectif me permet de sortir de ce que je connais. D’autres personnes peuvent proposer des activités challengeantes pour moi, inconnues ou nouvelles. Cela me mène à de belles découvertes, de beaux moments et souvenirs, mais également des apprentissages sur moi-même.
  • Le vivre-ensemble me sort de mes mécanismes de base consistant à chercher la productivité, à rester devant mon ordi toute la journée. Seule, je vais vouloir occuper chaque minute avec des apprentissages, de la découverte de nouveaux contenus, des actions pour créer et produire. Ensemble, je vais m’éloigner de ça. Je vais avoir tendance à écouter, à m’ouvrir au moment présent et aux opportunités, à ralentir avec le groupe. J’accepte plus facilement le « rien » si on est plusieurs à le faire.
  • Le groupe offre évidemment un espace pour se confier, évacuer des émotions, trouver des pistes de solution ou un accueil bienveillant.
  • Comme j’en parlais plus haut, l’intelligence collective est un outil merveilleux. Ces moments de partages permettent d’importants déblocages. Qu’on soit en posture de demande ou d’aide, d’ailleurs ! On apprend sur soi, sur les autres, on ouvre le champ des possibles, on déniche des émotions enfouies, etc. Le groupe permet de bénéficier d’une multitude de points de vue, de talents et de compétences… Pour en créer de nouveaux.
  • Le collectif me permet de revenir au réel, loin du digital. On s’occupe avec peu, juste en étant ensemble. On partage, on écoute, on formalise un retour d’expérience, une émotion. On prend son temps, on apprend à attendre, à communiquer. Ça me permet de ralentir et me reconnecter au moment présent.

Voilà. J’espère que vous avez aimé ce format retour d’expérience. J’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire, à poser des mots sur mon vécu. Je serais certainement touchée de relire cet article dans quelques mois ou années. Si cela vous intéresse, j’ai également rédigé un bilan de ma première expérience de wwoofing (volontariat dans une ferme).

Dites-moi en commentaire si vous avez vécu des expériences similaires et ce que vous en retirez… Ou si vous aimeriez en vivre !

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