Aujourd’hui, j’explore avec vous comment appliquer les 12 principes de la permaculture au marketing. Ça semble complètement opposé ? Pourtant, on peut tirer de la nature de belles leçons de slow marketing, vous allez voir ! Quelles stratégies de communication écologique pouvons-nous apprendre ? Faisons un tour d’horizon !
La permaculture est riche de méthodes et principes. Bien plus qu’un mode d’agriculture alternatif, c’est une philosophie de vie, une vision de l’être humain au sein des écosystèmes naturels.
Pour rendre la permaculture applicable en production maraichère, elle a été résumée en 12 principes par David Holmgren.
Ce sont des principes de design : ils permettent de concevoir un espace de production agricole et lieu de vie. Mais, en réalité, leur sagesse s’applique à bien d’autres systèmes ! La vision de la permaculture permet alors de prendre du recul, de raisonner nos manières d’agir.
Aujourd’hui, nous allons dessiner les bases d’une stratégie de Communication Permacole © !
En marketing, comme en permaculture, on est vite perdu dans plein d’informations. Une myriade d’actions à mettre en place absolument, le dernier hack à ne pas manquer, l’astuce qui fera décoller votre business. Cerise sur le gâteau : ce sont des conseils souvent contradictoires. Résultat : on veut faire, faire, faire… Mais on ne sait pas par quoi commencer !
Le premier principe de permaculture est : observer. Avant même de s’atterrer à désherber, planter ou semer dans son jardin… On l’observe. Quelles plantes poussent naturellement ? Sont-elles comestibles ? Comment puis-je bénéficier de l’existant ?
En marketing écolo, c’est pareil ! On observe pour s’adapter à ce qui est, pour prioriser les actions les plus pertinentes pour SON business. Pas celui du voisin. On analyse minutieusement les canaux existants, leurs algorithmes, là où est la cible, ce dont elle a besoin, la concurrence sur ce marché, etc.
En fait, ce principe a deux enjeux.
Pour penser long terme et efficacité, observez et interagissez attentivement avec…
Le deuxième principe consiste à capter et stocker l’énergie. En permaculture, on parle d’énergie solaire ou éolienne, de la force humaine ou animale, de l’électricité, mais aussi de la biomasse. Ainsi, on va planter des arbres et garder le bois pour faire du feu, installer des panneaux photovoltaïques et des batteries, ou encore stocker l’eau en hauteur pour arroser sans effort.
Mais dans l’entrepreneuriat, c’est quoi l’énergie ? Pour moi, c’est tout ce qui s’échange, ce qui est force de création et de changement. Ainsi, notre énergie c’est les idées, l’argent, le temps, et bien entendu l’énergie humaine.
Alors, capter et stocker l’énergie prendra plusieurs formes.
Ça semble évident, pourtant, c’est important de le rappeler. Nos actions doivent avoir un objectif, une production.
Dans un potager, on veut des légumes ! Ce conseil rappelle de ne pas se perdre dans les fleurs décoratives, mais de garder une place de choix aux plantes nourricières.
Et en communication ? Ça nous rappelle, tristement, de ne pas produire seulement le contenu qui nous fait plaisir… Ni de communiquer juste parce que « il faut » !
Votre stratégie marketing doit s’intégrer à celle de votre business. Vos actions doivent servir votre entreprise, avoir des résultats utiles.
Avez-vous besoin de visibilité, d’engagement ou de conversions ? Vos contenus doivent-ils générer des opportunités ou des ventes ? Les actions pourront être différentes, car la « production » visée est différente.
Ce principe insiste également sur l’importance de mesurer ses résultats. En amont, pensez à fixer des objectifs, pour voir si votre production est suffisante. Personnellement, je les fixe chaque trimestre.
Et puisqu’on est dans une stratégie de communication écologique et éthique, les résultats ne doivent pas seulement vous concerner vous. Votre marketing doit être utile aussi pour votre audience, et plus largement pour la cause que vous servez… Et utile pour vous : cela doit vous plaire !
💡 À lire aussi : Création de contenu écoresponsable, webinar complet.
Aïe, on entre dans des mots plus complexes. Pas de panique, nous allons décortiquer ce 4e principe de permaculture (et de communication écologique).
L’autorégulation, c’est se réguler soi-même… Avant que l’environnement ne le fasse. On en aurait bien besoin pour éviter le réchauffement climatique !
En permaculture, on va planter moins pour éviter d’épuiser le sol, par exemple.
En communication permacole, cela se traduit de plusieurs manières.
L’autorégulation peut également prendre en compte les enjeux à plus grande échelle. Par exemple, on va éviter une surproduction de vidéos, le média connu pour avoir le plus grand impact sur le climat. On va aussi favoriser des actions pour concilier écologie et technologie : allonger la durée de vie de ses équipements, par exemple.
Pour appliquer l’autorégulation, on doit anticiper ou observer les effets de rétroactions… Késako ?
La rétroaction, nomme les conséquences positives ou négatives de nos actions. Ce sont les retours de nos actions, en fait.
Vous me suivez toujours ?
Voyons quelques exemples plus concrets de rétroactions en communication et marketing de contenu.
Concrètement, ce principe de permaculture nous rappelle de mesurer nos résultats et y adapter notre stratégie de communication éthique.
🙋♀️ Vous avez besoin d’aide pour appliquer une stratégie SEO éthique ? Découvrez mes services !
En permaculture, on capitalise sur les ressources naturelles renouvelables… Surtout lorsqu’elles nous évitent un travail supplémentaire ou l’utilisation de ressources non renouvelables !
Mais comment on applique ça au marketing responsable ?
Dans l’entrepreneuriat, nous avons déjà parlé des ressources : l’argent, les idées, l’énergie, le temps.
La seule ressource humaine non renouvelable, c’est le temps. Les idées reviennent, l’énergie se recharge… Mais le temps, jamais. Alors, en communication permacole, on utilise son temps à bon escient, en se concentrant sur les priorités ! La loi de Pareto, ou 80/20, vous connaissez ? Il s’agit d’identifier les 20 % d’actions qui rapporteront 80 % des résultats. 20 % des contenus qui feront 80 % des ventes, par exemple. 20 % des offres les plus utiles pour l’audience. On capitalise sur ça, on trie le reste, et on recommence.
C’est aussi miser sur des stratégies organiques, plutôt que sur la publicité. Cette dernière doit être alimentée en continu, sans qu’on puisse bénéficier d’effets cumulés. Alors qu’en travaillant le SEO ou le référencement d’un podcast, on a de plus en plus de graines plantées avec le temps. Ces contenus pérennes et de forte valeur ajoutée sont des ressources renouvelables, quoi !
« Les déchets d’un système sont les ressources d’un autre. » Voilà la vision de la permaculture. Voilà le modèle de la nature : rien n’est perdu, tout est utile. Les feuilles mortes alimentent l’humus de la forêt, qui nourrira les prochaines plantes.
Dans une démarche zéro déchet, en permaculture ou dans le ZD de la communication, on applique une méthode en 4 phases.
Aller, on en est à la moitié… Mais je n’ai pas voulu vous surcharger sur une seule page web. Alors, pour lire la suite, RDV sur la deuxième partie : on zoome sur concevoir sa stratégie de communication écolo !
De septembre 2023 à septembre 2024, je suis partie à la découverte des écolieux en…
Tu pars en itinérance, faire du volontariat ou visiter des oasis ? Alors, ca y…
L’inclusivité dans les écolieux : où ça en est ? Existe-t-il des oasis queer friendly,…
Comment répartir les tâches dans un collectif, de manière équitable et agréable ? Voilà un…
En juillet, j'ai visité l'Oasis du Coq à l'Âme. Visité ? Pas exactement ! En…
J’ai passé une semaine en wwoofing à La Juptière. Un écolieu proche de Poitiers, dans…