Les bienfaits insoupçonnés de la marche en forêt

En tant qu’habitants du monde occidental moderne, nous avons tendance à rester entre quatre murs tout au long de la journée. Nous nous renfermons alors sur nous-même, tombons malade, sommes perdus dans notre propre vie… Alors qu’il existe une solution tellement simple. Et gratuite.

La forêt. La forêt que nous négligeons autant que nous-même. La forêt que nous oublions autant que notre voisin. La forêt qui a pourtant tellement de vertus ! Alors, pourquoi prendre le temps d’aller marcher entre les arbres ?

Pour se soigner

Depuis 2008, l’auteur Richard Louv nomme le Trouble du Déficit de Nature comme la tendance qu’ont les enfants à passer de moins en moins de temps en extérieur, en contact avec la nature. L’auteur découvre que les jeunes étant détachés du contact direct avec la nature perdent la capacité à apprendre par l’expérience et le monde réel, sont plus sujets au stress, à l’anxiété voire la dépression (1).

Même pour les adultes, un mode de vie sédentaire en intérieur augmente les risques d’obésité, de diabète, d’hypertension. Il ouvre la porte au stress, à l’anxiété, au risque d’être submergé psychologiquement, à la dépression, etc. L’espérance de vie s’en trouve raccourcie (1).

Pourtant, faire des ballades en forêt une habitude pourrait résoudre ces symptômes. La marche à elle seule à de nombreux bénéfices qui ne sont plus à prouver : conserver un poids stable et « santé », prévenir le diabète, maintenir un bien-être mental (4) etc. Mais une marche en pleine nature n’a pas du tout le même impact qu’une marche dans la ville ! En ville, notre attention est attirée par de nombreux éléments dangereux, désagréables ou occupants l’esprit : voitures, klaxons, publicités, etc. Au contraire, un environnement naturel stimule la curiosité et surtout permet à l’attention de se « recharger », au cerveau de se reposer en quelque sorte (3). Ainsi, la marche couplée à l’environnement apaisant de la forêt, est un remède imparable contre de nombreux maux du siècle.

Pour devenir un super humain

Car oui, dans une forêt, on se sent étrangement calme, serein. Comme si les arbres émettaient une vibration que nous pouvions percevoir, que notre corps accueillait. C’est ce qui est avancé dans le livre « La Vie Secrète des Arbres » : les arbres émettraient une fréquence proche des « battements de la Terre » (2).

Femme en forêt, debout sur un tronc

Ainsi, grâce à cette fréquence mais aussi de nombreux paramètres que nous ne comprenons pas encore, le contact à la nature pourrait augmenter la capacité de concentration (3), les capacités cognitives et d’apprentissage, améliorer sa créativité, mais aussi sa discipline et sa résistance aux stimuli de stress (1). En bref, une meilleure santé physique, émotionnelle et cérébrale. Tout ça… Gratuitement. Que demander de plus ?

Pour découvrir un monde surprenant

Les bénéfices ne s’arrêtent pas là. Un écosystème forestier renferme bien des trésors et des surprises, qui méritent que l’on s’y attarde.

Pour les découvrir pleinement, pour les comprendre, il faut faire comme pour la pratique d’une langue étrangère. Comme pour la découverte d’une culture. Il faut y être immergé, en contact direct avec les habitants, pour apprendre à vraiment comprendre les mécanismes de la communauté et communiquer avec ses membres. Il faut ce lien, cette interaction pour permettre un apprentissage mutuel, pour grandir de cette expérience. Ainsi, nous ne pouvons pas nous contenter de « vivre » la nature à travers nos fenêtres ou nos écrans. Il faut sortir et ne faire qu’un avec elle. On stimule alors sa curiosité, sa créativité et on devient plus ouvert à d’autres formes de vie et d’organisation.

En allant plus loin, comme le suggèrent plusieurs scientifiques, les sociétés humaines pourraient s’inspirer des communautés forestières (2). Les arbres s’entraident, sans contreparties, prenant soin des plus faibles, conscients que cela bénéficiera à tout le groupe. Car oui, dans la forêt comme dans de nombreux autres domaines, un vieux proverbe s’applique : la solidité de la chaîne est définie par son maillon le plus faible.

Sol forestier, mousse, pierres et arbres de la forêt

Pour se sauver et sauver le monde

Le contact avec la nature, la forêt, les arbres nous reconnecte à notre propre nature. À notre intuition. On redécouvre à chaque fois son monde intérieur autant que le monde de la forêt. C’est par cet unique moyen que nous pouvons changer notre regard et choisir de respecter, sincèrement, les plantes, les arbres et toute forme de vie. Y compris soi-même.

En connaissant l’étendue de la vie qu’abritent les sols, en comprenant les interactions entre les espèces, en visualisant les interdépendances, en remettant l’humanité au sein de ces réseaux, on comprend l’importance de protéger chaque espèce. Il devient alors assez naturel d’adopter une posture respectueuse de l’environnement.

Pour réussir sa vie

Expérimentez par vous-même. Pour moi, une promenade dans la nature permet de remettre les pendules à zéro. En s’éloignant des problèmes matériels du quotidien, en s’accordant un moment de calme, d’apaisement, on retrouve le droit chemin.

Lorsque je prends quelques heures pour marcher en forêt, je trouve ma créativité démultipliée. Tantôt les idées fusent dans mon esprit, tantôt j’expérimente un calme intérieur auquel il est de plus en plus difficile d’accéder dans nos villes pressées. Loin de cette agitation, je sais où je dois aller. Mon cœur me parle, mon intuition me parle. Je suis également prise d’un courage nouveau, d’une détermination profonde. Il me semble que la densité de la forêt, reliée au plus profond de la Terre par les racines des arbres, permet de s’ancrer. S’ancrer, et ainsi savoir où nous sommes à un instant t. Il devient alors bien plus facile de tracer le chemin vers l’état désiré. Un projet, une nouvelle habitude, une compétence à acquérir… On met les pendules à zéro et on trace le chemin. Et cela parait soudain tellement évident.

Pour profiter des richesses de la nature

D’un point de vue plus pratique et matériel, on peut aller en forêt pour en cueillir ses trésors. Dans ce cas, il faut évidemment cueillir dans le respect de l’écosystème, sans surexploiter la ressource. On profitera alors de divers aliments, dont les plus connus sont les noisettes, champignons, mures, etc. Mais aussi les plantes sauvages comestibles, si toutefois vous souhaitez apprendre à les reconnaître et consommer. Il faut dans ce cas prendre plusieurs précautions permettant de sauvegarder sa santé comme celle de l’espace naturel.

Pour se détendre, tout simplement

Le murmure du vent caressant les feuilles. Le chant délicat des oiseaux. Le son des arbres faisant grincer leur bois. Le passage discret des animaux sur la terre…
L’odeur des pins, de la sève, de l’humus. Le parfum de la terre fraîche…
La caresse du vent contre son visage. Le confort de nos semelles contre le sol moelleux de la forêt. La fraîcheur et l’humidité stables de cet écosystème…
La beauté d’un chêne majestueux. L’originalité des formes des arbres. La pureté de la couleur des feuilles et des minces filets de lumière les traversant…
Le goût des noisettes, des mûres sauvages et de toutes les surprises ramassées en chemin…

La forêt fait travailler nos 5 sens et nous permet, enfin, en toute simplicité, d’oublier ses problèmes du quotidien et de retrouver la sérénité du moment présent.

J’espère vous avoir donné envie de découvrir ou redécouvrir la marche en forêt. Essayez, il n’y a pas d’autre moyen pour constater de son efficacité !

Et toi, est-ce que tu marches souvent en forêt ? Quels bénéfices en retires-tu ?

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Sources

Image libres sur Pixabay :
Promenade en forêt par Free-Photos 
Champignons par Anders Floor 
Forêt par Republica 

(1) Ask the Expert : Children and Nature-Deficit Disorder, Martha Driessnack, 2009
(2) La Vie Secrète des Arbres, Peter Wohlleben, 2015
(3) The Cognitive Benefits of Interacting With Nature, Marc G. Berman, John Jonides and Stephen Kaplan, 2008
(4) La marche, enjeu de santé publique et de qualité de vie (Walking as a public health and quality of life issue), Sami Ramzi Chibane et Luc Gwiazdzinski, 2015

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