Les super-aliments qui détruisent l’environnement

J’aimerai dans cet article parler de la face cachée d’un certain nombre d’aliments très à la mode en ce moment, à travers le mouvement « healthy » et végétalien. Il me semble important de rappeler qu’un aliment sain ou vegan n’est pas nécessairement bon pour la planète et encore moins indispensable. C’est pourquoi, à travers une démarche de respect de son corps mais aussi de l’environnement, il faut parfois questionner ce nouveau mode de consommation visant à toujours chercher l’aliment « le plus sain », le « plus riche » ou le « plus nutritif ».

On ne compte plus le nombre d’articles listant les superaliments : les plus riche en protéines, en fibres, en fer, en oméga 3 et j’en passe. A cause de la mondialisation, l’ensemble des aliments du monde sont comparés les uns aux autres, indépendamment de leur origine ou moyens de production, mais seulement à travers les lunettes de la « diététique ». Il est certes essentiel de se préoccuper de sa santé, et cela passe en grande partie par l’alimentation. Cependant, il est tout à fait possible de mener un mode de vie sain avec des aliments locaux et simples. Comme toujours, c’est une question d’équilibre et de variété.

Dans cet article, je vais brièvement aborder la face cachée de certains aliments les plus à la mode sur les réseaux. Brièvement, car il me semble essentiel de fournir cette information au plus vite, au plus grand nombre, de manière simple à comprendre. J’ai déjà évoqué les manières d’avoir une alimentation plus durable et je vais, dans les articles à venir, rentrer plus dans les détails pour certains aliments clés.

Demande importante = désastre environnemental ?

Avant tout, ce qu’il est important de comprendre c’est que ce n’est pas l’aliment en soi qui est néfaste, mais nos méthodes de production abusives. Une demande élevée pousse les producteurs à l’agriculture intensive et la monoculture. Cette dernière consiste à planter une même culture sur d’énormes surfaces. Les champs sont alors affaiblis par la faible biodiversité qui peut y vivre et nécessitent d’importantes quantités de pesticides et/ou fertilisant pour maintenir une production raisonnable. Ces produits chimiques, en plus d’être mauvais pour la santé des producteurs, des habitants aux alentours et des consommateurs, sont véhiculé dans l’air et ruissellent dans les eaux, s’infiltrent dans les sols et les nappes phréatiques. Ainsi, la pollution ne se limite pas au champs lui-même mais à toute la zone alentour – dans laquelle la biodiversité est attaquée. De plus, les sols sont appauvris en nutriments : en effet, une plante aura besoin d’une « assiette » de nutriment particulière,  différente d’une autre culture. Sa décomposition sur le sol, si on le lui permet, rendra à la nature encore d’autres nutriments. Il apparaît qu’une monoculture (qui n’utilise pas de telles pratiques) épuise le sol d’un type de nutriment, tandis que les autres restent en excès. La monoculture n’est donc possible qu’à court terme, et impose rapidement – lorsque le champs est épuisé – de raser des forêts pour découvrir un nouveau sol riche en nutriments. Ainsi, la forte demande que nous maintenons sur les aliments décrits ci-dessous mène presque systématiquement à la monoculture et ses impacts néfastes, pour que la production réponde à la demande grandissante.

L’avocat

L’avocat, il parait qu’on devrait maintenant le manger à toutes les sauces. On ne compte plus les Instagrameu-r-se-s affichant fièrement leurs avocats en tranche dans un buddha bowl, en guacamole, en salade, en crème, en smoothie, même en dessert pour remplacer du beurre.

Image par Juraj Varga 

Il préviendrait cancer et maladies cardiovasculaires, résoudrait les carences en potassium, magnésium, et autres minéraux dont on ignorait nos besoins avant de lire l’article « pourquoi vous aller mourir si vous ne mangez pas d’avocat ». Aliment miracle, on le présente comme une bombe d’oméga 3 mais aussi de vitamines C, B, et surtout la vitamine E antioxydante(1) .

On ? C’est qui ce on ?

Ce « on » c’est les lobbys de l’avocat. Oui, ça existe. 30% des avocats sont produits au Mexique, premier producteur mondial(2). A travers l’engouement naissant des occidentaux pour cet aliment au gout et à la texture moelleuse, les producteurs ont vu une opportunité financière sans précédent. Rapidement, ils ont financés diverses études pour promouvoir l’avocat et ses qualités nutritionnelles soit disant inégalables. Et ça marche : Les Français sont ceux qui mangent le plus d’avocats en Europe, deux et demi fois plus que la moyenne européenne. En 2016, c’était environ 110 000 tonnes, une demande qui continue à croitre(2). Peu à peu, ils ont rendus l’avocat irremplaçable et indispensable à une bonne santé. On le trouve maintenant très facilement, toute l’année, dans n’importe quelle grande surface, comme s’il n’avait fait que quelques kilomètres pour arriver jusqu’à nos étals.

Mais l’avocat vient de  loin : tantôt du Mexique, d’Amérique du Sud ou encore d’Afrique du Sud, il parcours des milliers de kilomètres (par bateau, heureusement) dans des containers réfrigérés pour garantir sa fraicheur, et emballé dans du plastique pour éviter les coups et traces noires sur le fruit.(3)

Mais ce n’est pas le pire. Cette forte demande, comme expliqué au début de l’article, pousse les états à encourager la monoculture et raser les forêts pour satisfaire notre appétit grandissant. Une enquête révèle qu’au Mexique, plus de 150 000 hectares de forêt ont été rasés pour l’avocat, dont des forêts de pins endémiques. Une fois la place faite, il faudra 1000 litres d’eau pour faire pousser deux avocats et demi. 1 000 litres. Dans des régions ou l’eau se fait déjà rare.(3)  Les cultures dépendent ensuite d’une utilisation massives de pesticides et insecticides.(4)  Autrement un ver attaque le fruit : le trips. Dans un reportage, le producteur révèle fièrement qu’il mélange plus de 10 produits chimiques pour assurer la production de ses champs. Les agriculteurs, obligés de porter des masques, sont conscient du danger de ces produits. Mais les enfants, au système plus sensible, naissent mal formés ou tombent gravement malades. Tous ces produits sont autorisés par les autorités mexicaines, mais certains sont interdits en France voire en Europe pour leur toxicité. Même au Mexique, il ne sont pas systématiquement autorisés pour la production d’avocat, mais sont disponibles pour d’autres cultures comme le maïs.(4) 

Mais personne n’en parle, car l’avocat est la principale activité économique de la région. Un miracle économique, créateur d’emplois et de revenus mais surtout destructeur de l’environnement et des populations locales…

Le cas de l’avocat souligne le fait que les lois ne sont pas toujours respectées quand il s’agit d’agriculture à l’étranger : les contrôles ne sont pas assez fréquents ou rigoureux et sont trop souvent influencés par les cartels ou pots de vin. Ensuite, les exigences ne sont pas les mêmes selon les pays. Certains produits chimiques sont interdits en France mais nous autorisons l’importation de fruits et légumes qui en ont été aspergés. Pourquoi cette dissonance ? Ce refus de voir la vérité en face ? Pour casser les prix, car nous ne sommes pas prêts à payer pour un peu plus de respect, à l’autre bout du monde ? En plus d’entretenir l’illusion de l’avocat « propre », on fait de la concurrence (déloyale) à la production Française : saviez-vous qu’il existe des avocats de Corse, qui arrivent chez nous en 2 jours de voyage et sont cultivés sous le respect des lois françaises.(5)

En bref, l’avocat est un miroir de la gourmandise occidentale, aveugle des conséquences que ses achats entrainent à l’autre bout du monde.

Les amandes

Mais l’avocat n’est pas le seul. Les amandes sont également hautement promues par leurs producteurs – ravis de voir le marché se développer à si grande vitesse. L’amande est vendue comme un snack goûtu, pratique et qui vous assurera longévité et performances sportives. Vous n’avez qu’à acheter vos amandes, soigneusement emballées par portions dans des sachets en plastique et les glisser dans votre sac. De plus en plus consommée par le particulier, son utilisation augmente également dans les biscuits et autres produits industriels, faisant de l’amande la première noix du secteur au monde.(6)

Image par Free-Photos 

80% de la production est assurée en Californie, où 5000 km² de terre sont occupés par des amandiers proprement alignés(6)  – soit près de 4 fois la superficie de Los Angeles(7).

L’amande, encore plus que les autres oléagineux, est particulièrement gourmande en eau. Il faudrait en effet près de 7 000 litres d’eau pour un kilo d’amande !(8) Or, la Californie a récemment connu plusieurs années de sécheresse, durant lesquelles on a demandé aux citoyens de réduire leur consommation d’eau tandis que les agriculteurs n’avaient aucune directive et que les amandiers continuaient de boire goulûment. Pourtant, d’après la Chambre d’Agriculture des Alpes de Haute-Provence, l’amandier résiste à la sécheresse. Mais puisqu’un arrosage généreux augmente sa productivité et diminue l’alternance des cultures,(9) certains n’hésite pas à l’appliquer.

2e producteur mondial: l’Espagne(6), qui converti de plus en plus de terre aux amandiers, au détriment des céréales autrefois produites sur ces terre. En effet, cette nouvelle culture tendance est plus rentable et les producteurs espagnols ne comptent pas s’arrêter là : tant qu’il y a de la demande, il faut de la production ! Mais les ressources en eaux y sont également limitées. Heureusement, commencent à apparaître  des systèmes d’irrigation « goutte à goutte » pour économiser le précieux liquide de la vie.(10)

Et à part l’eau ? Les amandiers sont secoués et ramassés par des machines, propulsées au pétrole et alourdissant leur empreinte environnementale(11).

Il y a certes des produits qu’on ne verra jamais pousser sur nos terres françaises. Mais des amandes, on en produit dans le sud ! Elles seraient même de meilleures qualités gustative et nutritive, avance l’INRA. Et pourtant, on s’obstine à acheter par kilos les amandes californiennes qui, il faut le reconnaître, manquent cruellement de goût. Pourquoi ? Car nous nous laissons influencer par les stratégies marketing bien rodées des américains – soucieux de leur porte-monnaie plus que de la planète.

Achetons local alors ! Le problème ? La production française plafonne à 500 t dans ses meilleures années, avec un rendement 4 fois plus faible qu’en Californie, pour une consommation annuelle de 35 000 t.(9) Face à une telle demande, la France importe 90% de sa consommation. La capacité de production française n’égalisera jamais les monocultures Californiennes, inattentives aux ressources en eau ou aux impacts délétères de leurs pratiques abusives, et ne suffirait pas à combler l’estomac grandissant des Français. C’est pourquoi, même si vous achetez soigneusement des amandes françaises, il est important d’en réduire sa consommation individuelle afin que les prix ne grimpent pas trop, que la production recouvre la demande et que chacun puisse s’accorder ce plaisir localement.

La noix de coco

La noix de coco, autre aliment dont l’histoire – contrairement à la couleur de sa chair – n’est pas toute blanche. Elle est d’ailleurs de plus en plus controversée, tantôt pour sa haute teneur en acide gras saturé, tantôt pour l’exploitation nécessaire à sa production. Car oui, si vous consommez vegan, sachez que la noix de coco ne l’est pas toujours ! En effet, pour grimper en haut des cocotiers et récupérer le précieux fruit, plutôt que fatiguer des hommes, la tâche a été déléguée à ceux qui le font le mieux : les singes.

Fruit de l’exploitation animale et humaine, on nous la vend pourtant à outrance, sous forme de copeaux, d’huile, de beurre, de lait ou encore d’eau de coco. Soit disant bombe de minéraux, l’eau de coco semble consommée par de plus en plus de sportifs, tandis que l’huile de coco remplace habilement le beurre dans de nombreuses préparations. J’aimerai faire un article comparant les impacts du beurre et de l’huile de coco, mais pour le moment tâchons d’étudier les impacts de la noix de coco.

Malgré les controverses éthiques, la consommation mondiale a plus que doublé ces 50 dernières années. Une production de presque 2 tonnes par seconde, menée majoritairement par l’Indonésie, les Philippines et l’Inde(12) – une distance de transport à prendre en compte dans l’impact environnemental. La noix de coco n’étant pas un produit fragile, je suppose (sans avoir trouvé de source) qu’elle est généralement transportée par bateau, un moyen de transport moins cher et moins polluant que l’avion.

Le problème majoritaire est en fait l’espace. Les cocotiers en ont besoin, de grands espaces libres sont laissés entre les arbres et rarement valorisés(13). Sa productivité est donc bien moindre que l’huile de palme. Ainsi, une demande trop importante demanderai, proportionnellement, plus d’espace. Pour le moment, la noix de coco pouvant pousser sur tout type de sol(13), elle n’est pas source de déforestation et ne tend pas à l’être si la demande reste raisonnable (et j’insiste sur ce point). Donc tâchons de donner raison à cette projection.

Image par moho01 

Enfin, le dernier problème de la noix de coco, c’est l’hyper transformation des produits qu’on nous vend. Plutôt que d’acheter une noix de coco, on achète son eau, son lait (c’est-à-dire un peu de noix de coco diluée dans beaucoup d’eau), sa chair en copeau et son huile, chacun à des prix exorbitant. Contentons-nous de plus de simplicité, arrêtons de nous faire avoir par le marketing et voyons la vérité en face : non, la noix de coco n’est pas indispensable à notre survie.

Pour finir sur une touche positive je voudrais vous faire part d’un projet sur lequel je suis tombée pendant que je faisais mes recherches et qui permet de visualiser à quel point les champs de cocotiers sont vides. C’est une proposition de Livelyhoods Funds qui voudrait valoriser ces espaces en plantant plusieurs étages de cultures (arbustes, plantes moyennes, herbes), passant d’une monoculture « vide » à un système résilient et diversifié. Ainsi, les noix de coco pousseraient, séparées par des bananiers, caféiers mais aussi patates douce ou encore gingembre !

Noix de cajou

Encore une source de bon gras : la noix de cajou. Comme tous les oléagineux (c’est à dire les noix : pistaches, noisettes, amandes, cacahuètes etc.), la noix de cajou demande beaucoup d’eau pour sa culture. Si elle reste une des noix demandant le moins d’eau (1300 L/kg)(8), elle aurait l’une des empreintes carbones les plus importantes, de par les lourds processus de transformation nécessaires avant sa commercialisation(8). En effet, la noix de cajou est toxique crue . Et c’est la qu’arrive les abus éthiques : beaucoup de noix de cajou sont traitées à la main, en Inde, causant aux travailleurs de graves brulures.(14, 15)

Pour élargir aux autres oléagineux, mes recherches convergent pour dire que leur empreinte carbone n’est pas le problème, mais cela serait plutôt la demande en eau et l’exploitation humaine.(8,12) Il semblerait qu’on puisse donc raisonnablement en consommer du moment que l’on se tourne vers des producteurs labellisées FairTrade et venant de régions n’ayant pas montré de stress hydrique. De manière générale, il convient de favoriser les productions françaises, pas seulement pour soutenir l’économie locale mais également pour garantir des normes de production respectueuses de la santé humaine et de l’environnement – au moins plus que dans certaines régions du monde en développement.

Quinoa

Je trouve l’exemple du quinoa (tristement) intéressant car il montre à quel point un aliment peut connaitre un saut de demande brutale, juste par la mode. Les ventes de produits sans gluten ne cessent de grimper en France : +40% rien qu’en 2015 !(16) Avec cette mode du sans gluten et des superaliments, le quinoa a rapidement été avancé comme un remplacement aux habituelles céréales que l’on consomme. Riche en fer, en protéines et sans gluten, l’ami idéal à retrouver dans nos assiettes – les Etats Unis, la France et le Canada étant les premiers importateurs.(16)

Image par PactoVisual 

Mais les producteurs boliviens et péruviens, qui dominent largement le marché(16), ne s’attendaient pas à ce boom ! N’ayant pu adapter leur production, en l’augmentant peu à peu, il produisent désormais pour répondre à la demande et en oublient de répondre à leur propre besoins alimentaires. De plus, ils ne prennent pas le temps d’appliquer des méthodes d’agriculture classiques mais indispensables à la longévité des sols, telle que la rotation des cultures. Pour répondre à la demande élevée et constante, ils ne cultivent plus que du quinoa sur une terre qui avant connaissait une alternance de cultures(17,18), d’année en année, permettant de régénérer les nutriments du sols et sa biodiversité et donc d’assurer une production à long terme. Les champs vont bientôt s’épuiser, et laisser les agriculteurs, sans possibilité de retour, face à la solution « miracle » : la déforestation.

Des superaliments durables ?

On pourrait surement faire des constats similaires pour les baies de goji, éclats de fève de cacao, graines de chia, datte, grenade, etc. Bref les « indispensables de la cuisine healthy ».

Je tiens quand même à relativiser : c’est vrai que les empruntes carbones de ces aliments ne sont rien comparées au bœuf ou au porc. Cependant, certaines sont proches du poulet, du poisson ou du fromage par exemple. Ce qu’il est important de retenir finalement, c’est qu’un aliment bon pour la santé ne l’est pas toujours pour la planète. Nos demandes exorbitantes de certains aliments à la mode du moment imposent aux producteurs du bout du monde des méthodes extrêmes et très néfastes – non seulement pour la planète mais aussi pour eux et leur tissus social. Notre gourmandise et notre recherche constante du dernier super-aliment entraînent une exploitation humaine sur laquelle nous ne pouvons plus fermer les yeux. Soyons raisonnables, revenons aux produits de base de notre pays et laissons les cultures étrangères nourrir les habitants de leur propre pays. Soyons logique !

Certains férus de super-aliments avancerons que nos sols appauvris produisent des aliments tout aussi appauvris en nutriments, ne pouvant plus couvrir nos besoins quotidiens en micro-nutriments comme à l’époque de nos grands-parents. Ce à quoi j’aimerais répondre deux choses.

Tout d’abord, le corps humain est une incroyable machine, capable de s’adapter à ce qu’on lui donne : si l’aliment est légèrement plus pauvre qu’il ne l’était il y a quelques décennies, le corps saura augmenter l’absorption de nutriments qui lui sont nécessaires. Le colza est peut-être moins riche en oméga 3 que le saumon ou l’avocat, mais le corps saura extraire un maximum d’éléments nutritifs de son huile, alors qu’il deviendra juste plus paresseux face à un festin d’avocat. Ail, chou, radis noir, carotte, épinards mais aussi noix, noisette, mûres et myrtilles… nous avons des dizaines de bombes de nutriments qui poussent sur nos terres locales depuis bien des génération, alors servons-nous en.

Image par U. Leone 

Deuxième chose, ce n’est pas parce que nous avons détruits nos terres qu’il faut, égoïstement, aller détruire celles de nos voisins. Tachons plutôt de réguler notre demande, reconstruire nos sols en instaurant de nouvelles pratiques agricoles. A notre échelle de consommateur, il s’agit d’encourager ces pratiques en consommant chez des petits producteurs raisonnables et avertis des progrès en agriculture durable.

C’est pourquoi, selon moi, il est toujours mieux de se contenter de produit français, dont les normes de qualité garantissent un certain respect du producteur et du sol. Leurs produits se vendraient  également mieux si on arrêtait de les mettre en concurrence directe avec des produits qui ont poussés sans aucune éthique, donc moins cher. On reviendrait à un système ou les agriculteurs sont reconnus et respectés dans la société, payés à leur juste valeur. Davantage d’enfants voudraient en faire leur métier, permettant de passer à des surfaces de culture plus petites, à des soins plus rapprochés plutôt que des solutions chimiques et mécanisées trop générales… Bref, je m’égare, je rêve peut-être…

Mais je nous crois capable de dériver lentement vers ce système, en partant du consommateur. Plutôt que pointer du doigt tel ou tel aliment, il faut revoir notre manière même de concevoir l’alimentation et la santé, et notre manière d’acheter ce que l’on mange.

Sources

  1. Passeport santé, et ses articles détaillant les avantages nutritionnels de chaque aliment.
  2. https://www.planetoscope.com/fruits-legumes/1688-production-mondiale-d-avocats.html, consulté en mars 2019
  3. https://www.nouvelobs.com/planete/20161117.OBS1338/vous-ne-regarderez-plus-jamais-les-avocats-de-la-meme-facon.html ; Le Nouvel Obs décrivant un article original publié dans Die Zeit, par Elisabeth Raether, 2016.
  4. Enquête de Virginie Vilar, Alex Gohari, Nils Montel et Vivien Roussel, diffusée dans « Envoyé spécial » le 21 septembre 2017
  5. http://www.alimea.fr/avocat.html
  6. Planetoscope, https://www.planetoscope.com/fruits-legumes/1380-production-mondiale-d-amandes.html , consulté en mars 2019.  Toutes les données sont extraites de la base FAOSTAT pour l’année 2005 de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO). 
  7. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordres_de_grandeur_de_superficie
  8. https://e-rse.net/noix-amandes-noisettes-impact-ecologique-environnement-270393/#gs.21hn0a, Clément Fournier, 2018, consulté  en mars 2019.
  9. https://paca.chambres-agriculture.fr/les-actualites-proches-de-vous/detail-de-lactualite/actualites/amande-un-fruit-identitaire-a-forte-rentabilite-qui-a-ses-exigences/, Jean Banner , 2017, Chambre d’agriculture des Alpes de Haute-Provence,  
  10. Un reportage de : M. Subra-Gomez – L. Soudre – C. De Chasserey – 2019 – sur Fr 3.
  11. ABE
  12. https://www.planetoscope.com/agriculture-alimentation/2003-la-production-mondiale-de-noix-de-coco.html , consulté mars 2019
  13.   http://www.livelihoods.eu/fr/qui-produit-votre-noix-de-coco/ , 2018, consulté mars 2019
  14. https://grist.org/food/what-are-the-most-eco-friendly-nuts/
  15. https://www.theguardian.com/global-development/2013/dec/17/cashew-nut-trade-justice-transcript-podcast
  16.   https://www.planetoscope.com/cereales/1372-production-mondiale-de-quinoa.html Consulté mars 2019
  17. https://www.smallfootprintfamily.com/the-environmental-impact-of-imported-superfoods Consulté mars 2019
  18. https://www.tremr.com/environmental-politics-uga/the-environment-implications-of-superfoods Consulté mars 2019
  19. Image de couverture par Free-Photos 

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